Un
jour sans, c’est Oleg Loevski, directeur
du festival du Réel à Ekaternibourg
et grand connaisseur de la dramaturgie russe contemporaine
qui me l’avait envoyé par mail…
nous nous étions rencontrés à
Zlatooust (Oural), lors de ma création russe
de Jeux
de massacre de Ionesco au théâtre
Omnibus.
Malgré les seules 5 pages qui le compose,
j’ai mis un moment à lire Un
jour sans car il y avait, avec l’envoi
d’Oleg, tout un tas d’autres textes
russes très contemporains, plus ou moins
liés à l’Ecole d’Ekaterinbourg,
réputés injouables. Il m’a fallu
le temps nécessaire pour en lire quelques
uns avant de craquer pour Un jour sans.
Je savais bien que personne, à ma connaissance,
ne soutiendrait facilement en France (et encore
moins en Russie) la création d’un tel
projet.
Nous nous sommes toutefois lancés avec Arnaud
Guy, Alain Philippon, Mikhael Serejnikov dans cette
entreprise avec l’espoir de convaincre des
producteurs à l’issue d’une maquette
que nous présentée au Théâtre
Paris Villette. Ce théâtre, bien que
son directeur, Patrick Gufflet, n’adhérait
pas au texte, nous a permis de répéter
puis de créer une première étape
de présentation d’Un jour sans
devant quelques professionnels médusés.
Kamil Tchalaev, cet extraordinaire compositeur Daghestanais
et collaborateur de longue date d’Anatoli
Vassiliev nous a cédé son concerto
pour chasse d’eau que j’ai utilisé
comme fond mélodique au spectacle.
L’aventure d’une création d’Un
jour sans se poursuit avec David Sighicelli et une
cinéaste Hélène Joly pour une
nouvelle création à venir