C’est à l’occasion de mon premier voyage à Pékin, en 1997, que j’avais rencontré les gens de l’Institut central d’art dramatique de Chine.
C’est un lieu tout à fait étonnant, situé dans les hutong de la vieille ville, entre les petits bordels déguisés en salon de coiffure et les restaurants toujours pleins. Il offre encore un peu de sérénité dans cette mégapole en transformation continuelle.
Il y avait des centaines d’étudiants et d’enseignants, des escaliers, des escaliers, des dépendances, des couloirs, des photos dans les couloirs où l’on voyait de grandes photos de Mao et Zhou Enlai qui caressaient les joues des jeunes futurs comédiens de la révolution culturelle.
Aujourd’hui, novembre 2001, on m’attend à l’aéroport, très tôt, dès ma sortie d’avion, à peine cinq heures du matin, on file à l’institut et je dois travailler immédiatement, c’est comme ça en Chine désormais.